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vendredi 29 avril 2011

United Colors


(###) Elliott Smith - In the lost and found (merci à Benjamin pour la découverte)

lundi 25 avril 2011

Don't tell her it isn't so.

Collage dans la nuit, sur un mur de Paris.
(C'est presque un mauvais haïku, dis donc.)
(###) If you see her say Hello - Bob Dylan
Un classique parmi les classiques.
She might be in Tangiers...

mercredi 13 avril 2011

You're going to be fine


Ci-dessous la version longue d'un texte écrit pour le cours de radio. Il se trouve qu'il va avec la photo.


Se promener cimetière Montparnasse, c’est rendre visite aux morts, mais c’est aussi, forcément, rencontrer les vivants.
 Il y a ceux qui attendent leur train, en traînant leurs lourdes valises à travers les allées, les employés des pompes funèbres qui se chuchotent des plaisanteries à l’abri derrière leur corbillard, et puis ces touristes allemands qui déambulent sous le regard un peu courroucé des familles venues fleurir les tombes.
 Près du robinet, on remplit arrosoirs et bidons en échangeant quelques mots. Il y a les habitués au sourire un peu triste, et puis les nouveaux, aux yeux encore rougis.
 « Excusez-moi, monsieur, vous n‘auriez pas vu la tombe de Jean-Paul Sartre ? »
 Non, on ne l’a pas vu. Il faut dire qu’il y en a, des tombes. Entretenues ou délaissées, coquettes ou dénuées, brisées, rutilantes, kitsch, orgueilleuses parfois, comme cet obélisque majestueux, dressé comme pour défier la tour Montparnasse, que l’on aperçoit au loin. D’autres alignent fièrement les médailles, gagnées par les morts du temps où ils étaient vivants, remises par d’autres vivants, morts aujourd’hui. « Mort pour la France », mais qu’importe, puisque la France, elle, est éternelle. C’est écrit, en tout cas.
 Il y a les HLM aussi, ces caveaux de famille qui abritent, trois, quatre, cinq générations.
 Toutes ces tombes qui rappellent au visiteur que les morts qui les occupent ont aussi eu leur part dans cette comédie humaine qui se joue au-dessus d’eux.
 Une image, pour finir. Celle de cette pierre tombale, grise et quelconque. Dessus, une simple plaque dorée vient rappeler le nom de celui qui repose là. Contre elle, une peluche, blottie, comme pour le rassurer. 

(###) Comme la pluie - Alex Beaupain

dimanche 10 avril 2011

Jusqu'à la prochaine guerre


Photomontage qu'on peut admirer au musée de la Monnaie, à Paris (un lieu qui, heureusement, ne se contente pas d'exposer pièces et médailles d'hier et d'aujourd'hui mais propose souvent des expositions photo de grande qualité). Peur sur la ville, c'est le nom de celle-ci. On y trouve une série de clichés du photographe de guerre Patrick Chauvel, transposés dans notre tranquille capitale par la magie de Photoshop. Comme un rappel que la paix n'est que la période qui sépare deux guerres, si l'on n'y prête pas gare. J'ai choisi cette photo, une des plus sobres, parce qu'elle a été prise à deux pas de l'IFP, et que ce carrefour, j'y passe tous les matins. Le seul élément qui provient de la photo originale, c'est cette fumée noire et grise, qui s'échappait d'une tour de Beyrouth, bombardée par les avions israéliens. Beyrouth dont Patrick Chauvel rappelle qu'avant qu'on s'y promène avec des fusils d'assaut, était une ville normale "avec ses passants pressés de rejoindre les cafés et ses embouteillages". Et puis tout bascule. Comme pour nous rappeler que nous ne sommes pas à l'abri, l'exposition présente aussi des photos de violence urbaine à Paris, bien réelles cette fois. On y trouve en vrac des photos de la libération, des mouvements pro/anti OAS, de mai 68, des émeutes de Villiers-le-Bel, etc. Un mélange un peu hétéroclite et donc moins efficace que la série de Patrick Chauvel. L'exposition se poursuit pour une petite semaine encore.

Anecdote amusante, au milieu de l'exposition, un type est venu me demander si j'étais journaliste. Comme ça, de but en blanc. "- Ben non, pas tout à fait, pas encore. - Ah bon, d'accord excusez-moi". Et ça s'est arrêté là, quand j'ai voulu aller le voir après la visite, il était parti. Je ne sais pas s'il était doué d'un don de prescience approximatif ou si je commence à ce point à ressembler à une caricature de journaliste, mais c'était assez improbable.

(###) Beirut - Postcards from Italy

vendredi 25 février 2011

Dans les entrailles du Caméléon


Le Caméléon étant un sympathique bar du 5ème arrondissement, aucun animal n'a été maltraité pour la réalisation de cette photo, par ailleurs imparfaitement cadrée. Mais étriper un lézard multicolore n'y aurait probablement rien changé. 

(###) The Chameleon - Noir Désir

dimanche 30 janvier 2011

La magie de l'Egypte


Une campagne publicitaire que l'on peut admirer depuis quelques jours (semaines ?) dans les couloirs du métro parisien (et peut-être aussi ailleurs, mais comme ce sont les seuls que j'ai écumé ces derniers temps je ne saurais pas le dire). C'est en tout cas ce qui s'appelle avoir le sens de l'à-propos.

(###) Revolution des Beatles, avec en prime un joli clip typographique
Au passage, une chanson absolument pas révolutionnaire.